Elle observe. Même en silence.
Son visage, à moitié effacé, porte les traces d'une histoire que l'on peut pressentir : celle d'un amour immense, peut-être trop.
Simone Signoret, femme d'ombre et de lumière, traverse cette toile comme on traverse une vie : silencieusement, mais avec intensité.
A ses côtés, Yves Montand, flou, presque absent.
Le décor se courbe, se déforme. Le cadre est instable. Mais elle demeure.
Parce qu'elle a choisi. Parce qu'elle savait.
« Simone, en clair-obscur » n'est pas un portrait : c'est un état d'esprit peint à la surface d'un souvenir.