Dans Bleu d’Hiver, j’ai cherché à capturer ce moment suspendu où la nature semble retenir son souffle.
J’aime cette sensation de silence profond que l’on ressent en hiver, lorsque la neige absorbe les bruits et que tout devient plus intérieur, presque intime.
Cette toile est née de cette impression : un paysage qui n’est pas figuratif mais qui en porte la mémoire.
Je travaille ici avec des matières épaisses, superposées, que je laisse dialoguer entre elles. Les nuances de bleu, parfois glacées, parfois plus chaudes, créent une profondeur presque nocturne.
Les éclats blancs qui traversent la surface évoquent pour moi autant la neige qui tombe que des fragments de lumière, des souvenirs qui apparaissent puis disparaissent.
C’est une peinture instinctive, guidée par le geste et la texture. Elle raconte un hiver qui n’est pas seulement une saison, mais un état — un espace calme, pur, où l’on peut enfin écouter ce qui se passe à l’intérieur.